Transfiguration

« TRANSFIGURATION »

     Interview    In the Studio

The performance « Transfiguration » is the story of the sculptor ‘s unfulfilled desire to imbue his creation with life. In a gesture of despair, Olivier de Sagazan sculpts clay on his head, burying himself in the material, eradicating his identity and becoming a living work of art, somewhere between marionette and puppeteer. But when the material blinds him and he is forced to look inwards, into the very depths of his Self. In a fascinating, expressive, total performance, Sagazan shifts  identities on stage, from man to animal and from animal to various hybrid creatures. He pierces, erases and unravels the layers of his face in a frenetic and uninhibited quest. Painting and sculpting oneself becomes a form of ritual positioned between dance and trance where improvisation is essential. Transfiguration give captivating, disturbing, moving insights into the possibility and unpredictabilities of morphogenesis. »There I have a hominid face, then suddenly i become a dog, bird, reptile, fish. And there I sink, more and more indefinable, between the Holy Face and a Meat Face, Unnameable. » 

« I am flabbergasted to see the degree to which people think its normal to be alive. Disfigurement in art is a way to bring us  face to face with real life ! » 
CRITIQUES
Pierre Jourde L’OBS « Olivier de Sagazan est un des artistes les plus fascinants d’aujourd’hui, dans ses œuvres graphiques et peut-être plus encore dans ses performances. Il m’est arrivé, quelques rares fois, de me dire devant un texte ou un spectacle : « c’est ça, c’est exactement ça ». Sentiment d’une nécessité parfaite. Que cela devait être fait. J’ai ressenti cela avec Novarina ou Chevillard. A présent avec Sagazan » 
 Cristina Marino Journaliste au Monde 1 mai 2017   A Reims, Orbis Pictus anime les multiples visages de la marionnette…la performance hors du commun proposée vendredi soir par l’artiste Olivier de Sagazan. Difficile de rendre compte par des mots  cette représentation inclassable à la frontière entre le « body painting », la transe, la transformation physique. Une chose est sûre : le public ne ressort pas indemne de ces quarante minutes passées à voir le visage et le corps d’Olivier de Sagazan se métamorphoser peu à peu en une créature grotesque, à mi-chemin entre l’animal, le monstre, l’alien, et quel que soit le sentiment que l’on éprouve face à cette œuvre indéfinissable (malaise, rejet, dégoût, admiration, stupéfaction, etc.), on ne peut s’empêcher de réfléchir à ce que cette transformation radicale d’un être vivant en une chose innommable, inqualifiable implique au niveau de la notion même d’humanité.
Bernard Noël « Olivier de Sagazan réalise une métamorphose qui change sa face jusqu’en faire la chose innommable greffée sur le cadavre de son visage. Tout cela, qui constitue un spectacle exemplaire échappe cependant au spectacle à cause de l’oeuvre qui lui sert de support et qui n’a cessé de s’amplifier en occupant l’existence. Ainsi quand il devient « acteur », ce n’est pas pour jouer un rôle, c’est pour qu’émane de son corps le sens de toutes les figures qu’il modèle ou peint afin de donner forme à la déréliction du monde. » 
Michel Surya “Olivier de Sagazan fait de lui même une humanimalité en petit pitoyable, pathétique, magnifique. Se prenant non pas pour modèle, plus de modèle possible, jamais, mais pour faire figure lui même de cette disparition, de ce disparaissement de toute figure. En quoi il conspire au secours et à la consolation de toutes les figures possibles, faibles, folles, infirmes, fragiles, apparaissant, disparaissant, par lesquelles passent toutes ceux à qui l’humanité est contestée, niée” 
 
 
  » TRANSFIGURATION » in  movies:
Samsara of Ron Frick (cf Koyaniskatsi et Baraka)
Channel Zero by Nick Antosca
 VR movie created by Qiu Yang
 
Synopsis
Dans cette performance hors du commun, Olvier de Sagazan sculpte de l’argile sur sa tête, s’ensevelit dans la matière, change d’identité sur scène, de l’homme à l’animal et de l’animal à l’Alien et devient une œuvre d’art vivante, entre marionnette et marionnettiste. Il perce, efface et démêle les couches infinies de son visage dans une recherche frénétique, sans inhibition aucune, en donnant la parole à ses mains. Peindre et sculpter deviennent alors une forme de rituel entre la danse et la transe, une évocation du désir inassouvi du sculpteur de donner vie à sa création.

 

Transfiguration Photo: Solve sundsbo

 

 

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